2025- Saint Georges de Didonne

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Plan de situation

Le modèle a été relevé le 27 septembre 2025 : il restitue l’église Saint-Georges vue depuis l’esplanade de la place de Verdun, avec son clocher néo-roman à flèche de pierre, son abside et ses absidioles, à Saint-Georges-de-Didonne (17110).

Plan de situation de l'église Saint-Georges à Saint-Georges-de-Didonne : vue d'ensemble de la côte de Beauté et de l'estuaire de la Gironde, et plan rapproché du bourg
Plan de situation de l’église Saint-Georges. En haut : la vue d’ensemble, de Royan à l’embouchure de la Gironde et à la pointe de Grave, de l’autre côté de l’estuaire. En bas : le plan rapproché (échelle 100 m) ; en rouge, l’emprise de l’église, sur la place de Verdun, entre la rue d’Alger au nord et le centre ancien. Fond de carte © OpenStreetMap contributors (ODbL).

Coordonnées : 45.60268 N — 0.99811 W. L’église occupe la principale esplanade publique du centre-ville, l’ancien cimetière paroissial au Moyen Âge, devenu champ de foire au XIXe siècle ; le presbytère s’y dressait également.

Une église romane devenue le repère du bourg

  • Aux origines, un prieuré. L’édifice est mentionné pour la première fois dans une bulle du pape Grégoire VII en 1075, sous le nom de Monasterium sancti Georgii juxta Castrum Didonium — le monastère Saint-Georges près du château de Didonne. Lieu de culte des villages de Saint-Georges et de Didonne, il fait partie d’un prieuré-cure clunisien fondé par la puissante Maison de Didonne et rattaché à Saint-Eutrope de Saintes. L’église est reconstruite au XIIe siècle, au temps où se multiplient les chantiers romans de la Saintonge.
  • Sur la route de Saint-Jacques. L’église servait de halte aux pèlerins : après la via Turonensis jusqu’à Saintes, les jacquets gagnaient l’estuaire, le traversaient vers la basilique Notre-Dame de la fin des Terres, à Soulac — c’est la voie de Soulac — ou poursuivaient par la terre vers Talmont, Blaye et Bordeaux.
  • Les cloches confisquées. En 1546, la réforme fiscale décidée par François Ier provoque la jacquerie des Pitauds, qui embrase la Saintonge, l’Angoumois et la Guyenne. Les cloches de l’église, qui ont sonné le tocsin de la révolte, sont confisquées et entreposées au château de Royan, comme celles d’une grande partie des paroisses voisines ; la vie paysanne s’en trouve désorganisée.
  • Guerres de Religion et remaniements. Durement éprouvée pendant les guerres de Religion, l’église, en partie détruite, n’est que maladroitement relevée. La façade romane est remaniée en 1606 et il faut attendre 1784 pour que s’élève le carré du transept, où est alors placé le maître-autel. En 1852, la chapelle des fonts baptismaux, de style néo-gothique, est percée dans le mur sud.
  • L’agrandissement du XIXe siècle. En 1869, alors que la fréquentation estivale augmente, un vaste projet porté par le curé, le père Bascle, est sur le point d’être lancé : la guerre franco-prussienne de 1870 l’arrête net. Un second projet voit le jour sous la conduite de l’architecte bordelais Jean-Michel Alaux et de l’entrepreneur Faustin Cros : il agrandit l’édifice d’un tiers. La première pierre de l’abside, des deux bras du transept et des absidioles est posée le 30 juin 1873, en présence de l’abbé Petit, futur évêque du Puy.
  • Le clocher. Édifié sur le croisillon sud entre 1877 et 1884 par Jean-Michel Alaux — également auteur de l’église du Sacré-Cœur de La Tremblade —, ce clocher néo-roman s’inspire de celui de Saint-Barthélémy de Rion-des-Landes, bâti en 1868 par le père de l’architecte, Gustave Alaux. Il s’étage sur trois niveaux : un massif de pierre de taille percé de trois oculi, un étage orné d’arcatures, puis la salle des cloches à baies géminées, coiffée d’une flèche de pierre et dotée d’une horloge électrique à quatre cadrans lumineux qui sonne les heures, les demi-heures et l’angélus trois fois par jour. Il abrite trois cloches de 768, 450 et 275 kilos, sonnant le fa, le la et le do : la plus ancienne fut refondue en 1951, les deux autres installées en août 1957. Visible de loin, le clocher se repère jusqu’à la pointe de Grave, au Verdon-sur-Mer, de l’autre côté de l’estuaire. Il a été restauré dans les années 1990, et la sacristie qui relie la chapelle des fonts baptismaux au croisillon sud date de 1921.
  • Un édifice composite. La nef du XIIe siècle, divisée en cinq travées et éclairée de baies en plein cintre au nord, a reçu en 1915 un tillis de bois — un plafond posé « à l’économie » pour remplacer la voûte vétuste, voulu provisoire et jamais ôté. La croisée du transept, du XVIIIe siècle, est couverte d’une croisée d’ogives posée un siècle plus tard, comme l’indique la date « 1880 » inscrite sur la clé de voûte ; elle se prolonge par une abside en cul-de-four néo-romane inspirée de l’architecture auvergnate. Des chapiteaux du XIIe siècle, retrouvés lors de travaux au début du XXe siècle, sont conservés dans l’église — deux à motifs végétaux, trois historiés (le péché originel avec Adam et Ève, Daniel dans la fosse aux lions, des monstres dévorant un homme, vision du jugement dernier) ; l’un d’eux sert de bénitier. Les vitraux, classiques, datent pour partie du XIXe siècle ; quelques-uns, contemporains, ont été posés en 1938 puis en 1946-1947 pour remplacer ceux détruits pendant la guerre.
  • La guerre. Épargnée par la tempête de 1916, qui abattit le sommet du clocher de Notre-Dame de Royan, l’église est en partie sinistrée lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale — abside et croisillon nord notamment —, réparés dans l’immédiat après-guerre.
  • Aujourd’hui. L’église relève de la paroisse Royan-Côte de Beauté, au doyenné de Royan et au diocèse de La Rochelle et Saintes.

Carte interactive

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