2025- Brouage

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Plan de situation

Le modèle a été relevé le 28 septembre 2025 : il restitue l’intérieur de l’église Saint-Pierre de Brouage, l’ancienne place forte du sel devenue un village au milieu des marais, sur la commune de Marennes-Hiers-Brouage (Charente-Maritime).

Plan de situation de l'église Saint-Pierre de Brouage : vue d'ensemble de la côte entre l'île d'Oléron et Rochefort, et plan rapproché du bourg fortifié
Plan de situation de l’église Saint-Pierre de Brouage. En haut : la vue d’ensemble — le marais de Brouage, l’île d’Oléron et Rochefort. En bas : le plan rapproché (échelle 100 m) ; en rouge, l’emprise de l’église, au cœur du bourg fortifié. Fond de carte © OpenStreetMap contributors (ODbL).

Coordonnées : 45.86633 N — 1.07015 W. L’église occupe le centre de la citadelle, à quelques pas du monument élevé à Samuel de Champlain et de la halle aux Vivres.

Une église née du sel, à Brouage

  • Jacopolis, fille du sel. Avant-port du village de Hiers, la cité est fondée en 1555 par Jacques de Pons, seigneur de la châtellenie de Hiers, sur un ancien dépôt de lest fait de galets et de vase, et prend d’abord le nom de Jacopolis-sur-Brouage. Dès le XIVe siècle, le commerce du sel — l’« or blanc » — y prend une dimension internationale : jusqu’à 200 bateaux pouvaient mouiller dans le port, qui approvisionnait notamment les pêcheurs de morue de Terre-Neuve et faisait vivre tout un peuple de sauniers, de mariniers et de pêcheurs.
  • Une ville royale disputée. Prise et reprise pendant les guerres de Religion, la ville est enlevée en 1576 par le duc de Guise, qui veut compléter l’encerclement de la place protestante de La Rochelle. En 1578, Henri III, jugeant la cité trop importante pour tomber aux mains des protestants ou des Anglais, en fait une ville royale et la rebaptise Brouage. En 1586, les Rochelais coulent vingt et un navires de guerre usagés pour obstruer le port — qui ne fut jamais totalement dégagé par la suite. Le siège de La Rochelle (1627-1628) confirme Brouage dans son rôle de place forte : les remparts que l’on parcourt aujourd’hui, bastions et courtines, datent pour l’essentiel de cette période. La cité comptait alors quelque 4 000 habitants, quand La Rochelle en avait 20 000.
  • Le recul de la mer. Le vieux golfe de Saintonge s’est peu à peu comblé : le port s’envase, la mer se retire, et la ville marchande devient une citadelle isolée au milieu des marais de Brouage. Les marais et la place forte sont admis dans le réseau des Grands Sites de France en 1989 ; le village compte parmi Les Plus Beaux Villages de France et appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d’eau ». Depuis le 1er janvier 2019, Hiers-Brouage a fusionné avec Marennes pour former la commune nouvelle de Marennes-Hiers-Brouage.
  • L’édifice. Achevée en 1608, au temps où Brouage était l’un des premiers ports du royaume, l’église Saint-Pierre — dite aussi Saint-Pierre-et-Saint-Paul — est une vaste église-halle : large nef épaulée de collatéraux, piliers et arcs brisés, charpente et plafond de bois, grandes verrières. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 12 janvier 1931 (notice Mérimée PA00104709) et appartient à la commune.
  • La Nouvelle-France dans les vitraux. Samuel de Champlain, né à Brouage vers 1574, a laissé son nom à la cité : un monument lui est élevé devant l’église. À l’intérieur, le Comité du Mémorial de la Nouvelle-France présente l’exposition « Il était une foi… en Nouvelle-France », tandis que huit vitraux — offerts notamment par le Québec, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et la ville de Montréal — retracent l’épopée française d’Amérique du Nord ; plusieurs sont l’œuvre du peintre verrier Nicolas Sollogoub. Le relevé montre aussi, suspendus sous le plafond de bois, les ex-voto marins — maquettes de navires — chers aux églises des ports.
  • Autour de l’église. La citadelle conserve la halle aux Vivres (1631, aujourd’hui musée), la poudrière (1692), la tonnellerie, la glacière (1688), le port souterrain de la Brèche, la grotte des Prêtres Déportés et la cour d’honneur ; les rues portent les noms des bâtisseurs de la Nouvelle-France — rue Samuel-Champlain, rue du Québec, rue Cardinal-Richelieu.

Carte interactive

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